Earth Hour

C’est une action qui a commencé à Sidney en 2007, par une campagne incitant les habitants à éteindre leurs lumières pendant une heure, et qui  est devenue l’une des plus importante initiative mondiale en matière de sensibilisation  aux changements climatiques. Cette année, le 28 mars, à 20 h 30 (heure locale chaque fois), les habitants du monde entier sont invités à éteindre leurs lumières pendant une heure – il s’agit d’une heure pour la planète, d’où le nom de l’opération. En 2008, cet évènement est devenu un véritable mouvement de soutien à l’environnement de portée mondiale avec la participation de 100 millions de personnes dans 35 pays différents. Plusieurs bâtiments célèbres tels que le pont de San Francisco, le Colisée de Rome et le panneau d’affichage de Coca-Cola de Times Square à New-York se sont éteints. Cette année, le WWF, initiateur de l’action, veut encore faire mieux, et bon nombre de villes se sont engagées à éteindre les lumières pendant une heure, le 28 mars prochain. Los Angeles, Las Vegas, Londres, Hong Kong, Sydney, Rome, Manille, Oslo, le Cap, Varsovie, Lisbonne, Singapour, Istanbul, Mexico City, Toronto, Dubaï et Copenhague ne sont que quelques unes des villes participantes. Quelques endroits particulièrement emblématiques éteindront également tous leurs feux une heure durant. Parmi ceux-ci, la Burj Dubaï (la Tour de Dubaï, l’hôtel le plus haut du monde), la Tour CN à Toronto, le Quirinale à Rome, (résidence officielle du Président italien), l’Opéra de Sydney,  la Montagne de la Table au Cap, seront tous plongés dans le noir. En Belgique, à Bruxelles, l’Atomium, la Grand Place et la tour RTBF devraient suivre le mouvement.
Peu importe la cause, ce qui est intéressant c’est la communication  gratuite (j’insiste : gratuite) qui accompagne l’opération. L’idée est que les citoyens eux-mêmes s’emparent de l’idée, du projet et le fassent leur.

Quand on se rend sur le site de Earth Hour, on est non seulement informé sur le sujet, mais quasi tout est offert en partage. Vous voulez savoir ce qui est fait dans tel pays, dans telle région ? Pas de problème, il n’y a qu’à cliquer. Vous êtes un simple citoyen et souhaiter participer ? Un guide vous donne des idées et des suggestions de procédure. Vous êtes une entreprise ? Même chose, on vous facilite la tâche pour vous permettre de vous associer au mouvement. Vous êtes une autorité locale ? Idem et on vous donne des exemples de ce que d’autres font. Et chaque fois, on vous suggère d’envoyer un mail à vos relations, de rejoindre un groupe sur FaceBook…

Sur la première page d’accueil, vous pouvez cliquer sur « comment agir ». On vous donne des explications, et surtout on vous incite à partager votre expérience, à faire passer le message… Juste à côté, vous pouvez cliquer sur « supporter » et on vous livre tous les exemples possibles partout dans le monde ainsi que sur les programmes du WWF sur le sujet. Encore juste à côté vous avez la possibilité de rejoindre directement des espaces internet exclusivement consacrés à l’action sur Flickr, FaceBook, MySpace, YouTube, Twitter…

Les initiateurs de l’action ne cadenassent pas le contrôle de l’opération, ne limitent pas les initiatives extérieures. Au contraire, ils les appellent, les suscitent, les provoquent. Et tout cela ne coûte rien. Ce sont les citoyens (internautes entre autres) qui vont bénévolement servir de relais.

Si on compare les actions de grande envergure des Service Clubs (par exemple l’action pour l’éradication de la polio du Rotary ou l’opération Sight Firts du Lions), on est surpris de constater que ces opérations ont fait l’objet d’efforts intenses…  quasi en interne seulement. Et encore, par les moyens « classiques » (certains diront dépassés) de communication : des folders, des articles dans les magazines « internes », des réunions « internes », etc…  Aucune des communications de ces opérations n’a été conçue vers l’extérieur.

Dans l’exemple ci-dessus, le WWF n’a quasi pas un mot pour lui (avez-vous vu la seule référence au WWF sur ce site, un tout petit logo en haut à droite ?) et n’essaie pas de recruter des membres. A terme, le succès de l’action fera son succès (ou le confortera). Les Service Clubs essaient plutôt de recruter, se disant que le succès de leurs opérations passe par leur nombre de membres. Qui se trompe ?

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.