Un autre exemple de créativité par le recours aux nouvelles technologies et/ou nouveaux media nous est donné par Max Havelaar. « Fairtrade Max Havelaar » est un organisme de certification du commerce équitable. En tant que tel, Max Havelaar ne vend ni n’achète rien. Max Havelaar est un label, octroyé uniquement aux produits qui répondent aux critères internationaux du commerce équitable, portant sur les conditions de production et les prix. Le paiement d’un prix équitable, l’interdiction du travail des enfants, la liberté syndicale et le respect de l’environnement en font partie. Ce label se retrouve sur une gamme de produits qui ne cesse de s’élargir : café, fruits frais, jus de fruits, chocolat, thé, sucre de canne, riz, vin, coton (vêtements, linge de maison), cosmétiques, fleurs, etc…
Bien entendu un site web existe (www.maxhavelaar.be ) et on y trouve de nombreux détails sur les activités, les campagnes, les dons, etc.. C’est d’ailleurs sur le site que j’ai appris que les dons étaient exclusivement consacrés aux activités éducatives et jamais utilisés pour les activités commerciales telles que le marketing et le contrôle du label, ces activités étant financées financées par les revenus liés aux licences.
Quant au « buzz », pour ceux qui l’ignorent, c’est un mot nouveau, très familier des internautes et des passionnés de nouveaux media. Pour faire court, c’est le mot qui qualifie l’évènement que l’on créée sur le web, un élément d’une campagne de marketing viral (c’est-à-dire qui se propage comme un virus sur le web). Chez Max Havelaar , le Marketing Officer s’est demandé comment inciter les jeunes à consommer équitablement ? Il fallait un outil qui parle aux jeunes et qui soit véhiculé par les jeunes. La campagne de Buzz Marketing était née. L’idée est finalement simple : créer un film viral afin que le bouche-à-oreille (électronique) se crée chez les internautes. Ainsi, pendant la semaine du commerce équitable (et même pendant plus longtemps puisque sur les sites de type Dailymotion le clip est toujours visible. Par exemple à cette adresse http://www.dailymotion.com/video/x54d5l_lanceurs-de-supermarche-max-havelaa_fun ), Max Havelaar a touché le maximum de personnes possibles, et ainsi rempli sa mission de promotion de sa « cause » pour un budget insignifiant.
Une campagne normale aurait coûté une fortune que Max Havelaar n’avait pas. Aucune possibilité d’acheter de l’espace media traditionnel. En utilisant (gratuitement) les possibilités offertes par internet , Max Havelaar a tablé sur les relais que sont les internautes, devenus des « ambassadeurs », des « influenceurs », voire des « prescripteurs ». Cela a aussi généré des commentaires sur de nombreux forums, des articles sur des blogs, etc..etc… Je n’ai pas de chiffres récents, mais en décembre plus de 500.000 « vues » avaient été enregistrées. Il faut être un familier d’internet, des nouveaux media et du marketing viral pour apprécier à sa juste valeur ce coup de pub, et peut-être n’y en-a-t-il pas énormément parmi mes lecteurs. Ce qui m’amène à conclure par une question : les Service Clubs, qui manquent de relève, ont-ils en leur sein assez de compétences dans ces nouveaux domaines pour agir efficacement dans leur recrutement auprès des jeunes ou même simplement les toucher ?
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