Je n’ai encore évoqué que des sociétés très importantes comme « nouveaux partenaires « du secteur social (carte de crédit, chaînes TV, etc…), mais les « petites » structures n’en sont pas moins devenues elles aussi très actives dans le domaine.
Au hasard d’un reportage sur le nouveau « Paris Dakar » (qui se déroule en fait cette année en Argentine et au Chili), j’ai repéré une longue séquence consacrée à une équipe du Nord de la France. A la frontière entre le folklore et la compétition, cette équipe a habillé son véhicule en « baraque à frites ».Surfant sur la vague du succès du film, ils l’ont baptisée la « ch’tite friterie »
Anecdotique et à priori sans intérêt pour ce blog…sauf que… il y a derrière cette équipe une société, notamment impliquée dans l’exploitation commerciale de la vraie friterie que le film a mis en lumière et qu’une opération caritative y est liée.
Pour tout kilomètre effectué en compétition, de l’argent sera reversé pour les hôpitaux d’enfants du Nord.
Il s’agit ici d’une opération plus classique, plus traditionnelle dans sa forme que celles plus innovantes dont je vous ai déjà entretenu. Elle n’est pas fondamentalement différente de celle que pourrait mettre sur pied un Service Club. Mais je relève qu’aucun Service Club n’y est associé.
Outre cet exemple un tout petit peu commercial et international, prenons en un autre, totalement non commercial et hyper local.
Dans un village de Hesbaye que je connais bien, se tient depuis plusieurs années un concert de Noël donné par l’excellente fanfare locale.
La salle est chaque fois pleine à craquer, plus parce que la qualité des musiciens est grande que parce que la soirée est gratuite. Enfin gratuite si on veut, car chaque spectateur est invité à l’entrée, vraiment sans aucune insistance, à librement contribuer à une collecte de fonds intégralement reversée à la lutte contre la sclérose en plaques. C’est un peu moins d’un millier d’euros qui sont ainsi recueillis et reversés chaque année.
Ici aussi, il s’agit d’une action classique, à taille humaine, réalisée par un petit groupe, et qu’aurait très bien pu conduire un Service Club. Mais ici aussi pas d’intervention d’un Service Club! Ce qui serait inutile puisque la fanfare elle-même, entourée de quelques amis et avec l’aide de la commune, s’en sort très bien !
Les actions comme ces deux exemples sont nombreuses et j’en épinglerai encore bien d’autres à l’occasion. Elles démontrent que de plus en plus, des actions simples, de qualité, proches des gens, bénéficiant d’un capital de sympathie, de taille moyenne ou modeste, sont menées directement par des petits groupes déjà organisés mais qui n’ont pas de finalité sociale comme objet principal. Et cela marche !
En matière d’aide sociale, ces groupes ne font aucune communication. Leur notoriété vient de leur activité principale, culturelle, sportive ou autre… Les actions sociales, c’est un plus, organisées occasionnellement…. Et en Belgique, ils sont des centaines de groupes à procéder de la sorte. Ces groupes, par ailleurs très divers, se sont « appropriés » l’organisation d’actions sociales qui étaient, jusqu’il n’y a pas si longtemps, l’apanage des Service Clubs.
Une excellente chose pour les associations bénéficiaires. Une inquiétude pour les Service Clubs ?
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