Les « nouveaux partenaires » du secteur social sont à chercher dans tous les secteurs de la vie économique. J’ai déjà évoqué les performances enviables des chaînes de télévision. Mais elles sont loin d’être seules.
D’autres sociétés agissent aussi. Elles satisfont ainsi non seulement à une préoccupation de comportement citoyen, mais aussi à une aspiration des membres de leur personnel. Je reviendrai bientôt sur ce dernier point.
Ainsi, en décembre dernier, en allant gérer les opérations de ma carte de crédit sur le site internet d’American Express, j’ai pu voir (et les milliers d’autres clients avec moi) le message de sensibilisation diffusé au profit de l’action de l’Unicef au Congo.
Pas de soutien financier direct explicite d’Amex, mais une invitation aux membres à soutenir cette action.
Dans la foulée, il est d’ailleurs offert à chacun de transformer ses points du programme de fidélité en don à une association.
Comme des milliers d’autres clients, je reçois aussi la newsletter d’Electrabel. Et en décembre, j’ai reçu par mail les vœux de cette société.
J’ai remarqué qu’Electrabel avait préparé une autre carte de vœux dans le même mail, une carte de vœux électronique qu’il était suggéré d’envoyer à mon tour à un ami, une relation, un parent…
Pour chaque vœu envoyé via cette carte (comprenant bien entendu une mention – très soft, mais mention quand même- de l’action d’Electrabel) la société s’engageait à reverser 0.35 € à l’association Take Off (qui s’occupe de la scolarité des enfants souffrant de longues maladies).
Ces actions ne coûtent rien à leurs sociétés initiatrices. Elles sont incluses dans la campagne générale de communication et ne demandent donc aucun budget supplémentaire (qui se serait de toutes façons « évanoui » dans des frais d’impression et postaux d’une action spécifique, classique, traditionnelle).
Elles sont mises en œuvre par du personnel ou des sous-traitants qui est (sont) déjà rémunéré(s). Aucun surcoût (ou quasi) !
Elles ne peuvent donc qu’être rentables.
J’ignore combien ces actions rapportent vraiment, et je vais bien entendu tenter de le savoir.
Mais, s’agissant pour ces deux seuls exemples, pris au hasard, de sociétés qui communiquent avec des milliers de contacts, il serait étonnant que le résultat soit minable.
Du personnel d’exécution rémunéré, quasi aucun frais de réalisation, une communication réalisée par des professionnels, le contact gratuit et direct avec des milliers de personnes…. Quelle action de n’importe quel Service Club bénéficie-t-elle des mêmes moyens ?
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